retour à la préhistoire pédagogique

28 de Setembre del 2008

Présentation très zen de Thomas Laigle: l’évolution des outils Tice pour l’enseignement des langues en rapport avec l’évolution des théories pédagogiques. J’ai bien aimé le passage narratif à propos d’un monde idéal (¿?¿?) où la pédagogie régnait tranquille jusqu’au moment où apparurent… les ordinateurs!!!! Et puis c’est vrai, tant d’évolution, pour un retour à la préhistoire pédagogique.

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Eap et Internet 2.0
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c’est pas ce que vous croivez

28 de Setembre del 2008

(attention: personnes trop sensibles à la grammaire s’abstenir, en particulier, les profs de français)

S’il ne reste vraiment plus de profs de français aux alentours, allez-y, visionnez la vidéo, une bande annonce du film “C’est pas ce que vous croivez”, avec John Syntax et Peter Fotdakor. Réalisation: Peter Bescherelle.

source

le plus beau du quartier, version torturée et attirante

24 de Setembre del 2008

J’adore ce type, j’adore cette série, j’en suis accro. Voilà, c’est comme ça. Je ne suis pas forcément fan des ambiances d’hôpital, ni avec écran interposé. Mais, il y avait longtemps que je ne trouvais pas ensemble une telle intelligence et un l’humour si noir. On nous a tellement rabâché le politiquement correct et la platitude qui va avec, que j’apprécie doublement qu’on ne prenne pas le télespectateur pour un simple d’esprit, qu’on appelle un chat un chat. J’admire ce mélange de thèmes moraux cuisants, de climat dramatique et d’explosion ludique libératrice. Vivement la suite….
(la prochane fois que je me trouve à court de matériel en classe, je leur refile la vidéo et on travaille les accords et les dissonances que produisent les images et les paroles de la chanson)

ces PowerPoints qui tuent

31 de Agost del 2008

Sur le site d’un collègue de l’université Jaume I de Castelló, Jordi Adell, j’ai pu prendre conscience d’un fait qui me taquinait depuis un temps: même si mes élèves arrivent à construire de bons projets, des travaux intéressants, compétents et bien argumentés, leurs présentations orales, le dernier acte de leur tâche, se résout normalement par un demi-échec. C’est que je n’arrivais pas à leur faire comprendre comment éviter que leurs appuis visuels, leurs PowerPoints ne deviennent accablants, écrasants, baroques et chargés de données.

Il faut que je change pas mal de choses dans mes cours cette année. Cela ne sert à rien de me lamenter après coup. Je dois réserver un temps à parler communication visuelle, rhétorique et émotion. On parle très peu d’émotion en enseignement/apprentissage, et malgré tout nous voulons que nos élèves soient capables de communiquer leur enthousiasme, leur compromis avec nos matières d’études. Qu’ils sachent communiquer leur histoire, et de façon intelligente. Oui, mais comment faire?

C’est en ce sens que j’ai apprécié énormément les pistes que suggère mon collègue à propos d’excellents professionnels penchés sur la question, comme Guy Kawasaki, Nancy Duarte, Alexei Capterev, et bien d’autres, surtout Garr Reynolds dont je me découvre à attendre les nouveaux billets sur son blog, même si je me croyais incapable de comprendre, avec mon anglais rudimentaire -il faut croire que la motivation fait des miracles ;-)

J’ai essayé de traduire et d’adapter certaines de ces idées pour déjouer les pièges des powerpoints. J’espère que cela me servira de base pour communiquer à mes élèves l’importance du sujet. Parce que finalement c’est un problème qu’ils retrouvent comme étudiants à chaque fois qu’ils ont un exposé oral. C’est surtout un problème qu’ils devront affronter comme professionnels dans leur futur contexte de travail. Et je me dois de partager avec eux ce que j’apprends sur ce sujet passionnant. Je crois que ça va marcher…
Bonne rentrée à toutes et à tous!

València, “super design-fashion de la mort”

8 de Juliol del 2008

Ce n’est pas tous les jours que votre BDblogueuse favorite fait un billet sur votre ville, alors j’en profite pour le signaler: un gentil post de Pénélope Bagieu sur València, son côté ancien et son ambiance “super design-fashion de la mort” (et encore un!). C’est drôle comme ça change si celui ou celle qui loue votre ville est un étranger que l’on aime bien. On serait sur le point de n’y voir que du bon. Et même si c’est un lieu commun, c’est vrai, l’orxata est une invention géniale et l’on mange assez bien par ici. Bonnes vacances et bon appétit donc!

http://www.penelope-jolicoeur.com/2008/07/valence-le-week.html

Ma vie est tout à fait fascinante: Valence : Le week-end qui tombait à pic
via kwout

pub oulipienne

3 de Juny del 2008

Ici ce n’est pas l’image qui l’emporte mais le texte. Rien que du texte, ce qui n’est déjà pas habituel. Cette pub est construite comme ces textes littéraires oulipiens qui cachent la contrainte avec laquelle ils démarrent. Au début c’est un petit peu surprenant qu’une compagnie d’assurances exprime de tels propos dans sa pub. Mais avec le revirement final on commence à sourire franchement tout en découvrant la contrainte. Lancer un message et son revers en même temps n’est pas facile du tout, et le plaisir intellectuel qui en découle est énorme. Ce n’est pas totalement nouveau comme idée, il paraît que l’agence publicitaire se soit largement inspirée de youtube. En espagnol j’avais vu un exemple de message politique très semblable à celui-ci, sans oublier la lettre coquine de Geroge Sand à Alfred de Musset (canular sans doute). Quoi qu’il en soit, j’ai trouvé très jouissif ce renversement textuel en imaginant un exercice à propos de la pub. Est-ce que l’on pourrait faire produire de telles compositions aux élèves? Comme exercice de marketing ou en cours de FLE? Connaissez-vous des expériences didactiques en ce sens?

AXA Réinventons notre métier
by news-assurances

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enseigner avec le jeu

24 de Maig del 2008

J’ai enlevé le point d’interrogation pour mon titre parce que l’idée me semble tout à fait réalisable et pas une simple hypothèse, mais Le café pédagogique présente un dossier intéressant sous le mode interrogatif: enseigner avec le jeu? Le point de vue du sociologue interviewé tente d’apaiser trop l’enthousiasme, mais je ne suis pas d’accord avec cette prévention, cette peur, je dirais (”il faut appeler les pédagogues à la vigilance et se garder de sombrer dans la complaisance à leur égard”). Passons.

Par contre j’avais déjà été attirée par la thèse de Julian Alvarez sur le “jeu sérieux” qui ouvre cette réflexion sur les jeux en classe, ou plutôt sur l’esprit ludique de certaines immersions, simulations, jeux vidéos, etc.. en enseignement. La thèse tient compte des analyses de l’Université catholique de Louvain à propos de la pédagogie active. Vous savez, on implique les apprenants dans des projets qui ont un sens dans leur cursus académique, et dans lesquels ils sont confrontés à des situations concrètes, à des problèmes bien réels. Intéressantes réflexions sur la tradition scolaire française (on peut généraliser à d’autres) selon laquelle le jeu est opposé à l’effort et c’est l’effort qui est valorisé. Or, rien ne dit qu’une bonne simulation ne pose pas de défis, n’oblige pas à échafauder des hypothèses, à s’exercer. Il faudrait revoir un peu tout ça…
Le dossier nous présente de même un entretien avec Idriss Aberkane, mathématicien chercheur à Standford University, qui aplique des jeux vidéos dans ses cours. Des réflexions de haute volée à propos de notre cerveau et de sa façon d’apprendre: c’est le langage, la grammaire qui créent la pensée? Il n’est pas du tout d’accord.

Enseignement et jeu cependant seraient liés parce que le jeu sollicite la mémoire à long terme, parce qu’il permet de traiter beaucoup d’information sans fatigue, parce qu’il mobilise la motivation en forçant l’utilisateur à faire et à tester des hypothèses, parce qu’il fait appel à l’intuition, “qui est porteuse de plaisir et qu’il faut développer” (j’aime bien cette idée). Sans oublier finalement que le jeu vidéo repose sur l’action: “Notre cerveau est conçu pour l’action(…). Le sens du mouvement est essentiel à l’apprentissage et on peut avoir des performances remarquables quand on l’utilise pour l’enseignement”.

Je n’utilise pas encore des jeux vidéo, mais l’idée me tente. Pour l’instant j’essaye d’introduire mes élèves dans une perspective actionnelle, à travers de webquests, dans des simulations qui ont un rapport avec leur futur travail. Comme lorsque mes économistes rentrent dans le rôle d’entrepreneurs qui installent une entreprise innovante. Comme lorsque mes futurs diplômés en tourisme s’imaginent gérer leur hôtel en France, ou travailler pour une entreprise touristique française. La part de jeu là-dedans est grande, l’appel à l’imagination et à la créativité aussi, même si a priori ces cours n’appartiennent pas à des filières où l’imagination est fortement requise. Mais nul doute, dans leurs évaluations des cours, les élèves soulignent le travail créatif et ludique, le plaisir qu’ils en tirent, et apprécient cet apport dans leur formation. Moi je trouve révolutionnaire: depuis quand le plaisir est à l’honneur en enseignement? Trop fort pour certaines sensibilités, cela remet en question pas mal d’idées reçues sur l’apprentissage…

actualisation 30/05/08: Je viens de voir la nouvelle bannière que Ludovia a créé pour le blog de Mario Asselin tout en s’inspirant de sa passion pour le serious gaming. Je la trouve géniale. Courageuse et géniale: “En même temps, apprendre et avoir du plaisir… c’est loin d’être suspect!”. Si ce n’est pas subversif ça, plaisir et apprentissage ensemble…

le blog de Lascaux

16 de Maig del 2008

http://vidberg.blog.lemonde.fr/2008/05/16/le-blog-de-lascaux/

L’actu en patates » Blog Archive » le blog de Lascaux via kwout

Martin Vidberg fête avec ce dessin la sortie de l’album “Le blog” scénarisé par Nemo7. Il s’agit d’un recueil de strips humoristiques qui traite du phénomène des blogs et dont vous pouvez lire quelques extraits à cette adresse. Si vous êtes restés sur votre faim jetez un coup d’œil par ici.

éprouvez-vous du plaisir à inventer?

11 de Maig del 2008

Comme l’artiste, comme le chercheur? Pour Philippe Meirieu, voilà l’un des principaux moteurs du prof innovant. Mais l’innovation pédagogique ne doit pas nous faire perdre de vue l’horizon, ni la bonne humeur. Il ne s’agit pas d’inventer pour inventer, mais d’être fidèle à la première loi de tout bon prof: se questionner, se creuser les méninges dans le but d’apprendre à voir, d’apprendre à fixer l’attention de nos élèves sur ce que nous voulons leur faire découvrir. C’est en se questionnant qu’on arrive à créer, à inventer, à produire du nouveau contenu. Comme profs on a le devoir de le faire, mais nous devrions aussi conduire nos élèves à inventer à leur tour. Sans se stresser, avec plaisir, et en ce sens les TICS deviennent une aide précieuse. Philippe Meirieu est un prof qui ne se déclare pas fan absolu de la technologie, mais quelqu’un aussi qui se refuse à voir les nouveaux médias comme le rouleau compresseur pour crétiniser les masses

Voici 5 minutes de bon sens pédagogique: Philippe Meirieu au Salon de l’éducation.

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le saviez-vous?

29 de Abril del 2008

Patric Giroux signale la version française de cette fameuse vidéo “Le saviez-vous?” (”Did you know?”) œuvre de la Vitrine technologique (NTIC.org). Intéressantes aussi les questions soulevées par les auteurs de cette version afin de continuer la réflexion sur le changement qui s’impose en formation:

  • Peut-on encore être un très bon enseignant sans avoir recours aux technologies?
  • Quelles sont les habiletés qui permettront aux étudiants d’affronter ce monde radicalement différent de celui que nous avons connu jusqu’à présent?
  • Quels seront nos besoins de formation en tant qu’enseignants?
  • À quoi devrions-nous nous engager pour aller de l’avant et quelles actions concrètes pourraient être posées dès maintenant?
  • Quelles sont les implications en ce qui a trait à l’équipement disponible et au soutien administratif?

Il faudrait vraiment commencer à répondre à ces interpellations. Moi au moins je me sens interpellée, quand quelqu’un, ancien élève à moi ou pas, affirme résigné que le passage en université ne lui a pas fait de mal, ni lui a appris quoi que ce soit d’important pour la vie (sic). Terrible de ne pas répondre à cette attente de leur part. Et dur aussi, des élèves qui traversent comme en scaphandre leurs études. Des élèves qui n’ont pas subi de conflit cognitif digne de secouer leurs connaissances préalables. Mais c’est surtout triste pour nous, les profs. C’est notre responsabilité, pas la leur. Il ne faudrait pas louper l’opportunité de nous rattraper que nous offrent les TIC. On est toujours à temps. Mais l’institution universitaire doit radicalement changer sa façon de faire. Notre boulot: essayer de trouver au moins une réponse tous les jours…