pub oulipienne

3 de Juny del 2008

Ici ce n’est pas l’image qui l’emporte mais le texte. Rien que du texte, ce qui n’est déjà pas habituel. Cette pub est construite comme ces textes littéraires oulipiens qui cachent la contrainte avec laquelle ils démarrent. Au début c’est un petit peu surprenant qu’une compagnie d’assurances exprime de tels propos dans sa pub. Mais avec le revirement final on commence à sourire franchement tout en découvrant la contrainte. Lancer un message et son revers en même temps n’est pas facile du tout, et le plaisir intellectuel qui en découle est énorme. Ce n’est pas totalement nouveau comme idée, il paraît que l’agence publicitaire se soit largement inspirée de youtube. En espagnol j’avais vu un exemple de message politique très semblable à celui-ci, sans oublier la lettre coquine de Geroge Sand à Alfred de Musset (canular sans doute). Quoi qu’il en soit, j’ai trouvé très jouissif ce renversement textuel en imaginant un exercice à propos de la pub. Est-ce que l’on pourrait faire produire de telles compositions aux élèves? Comme exercice de marketing ou en cours de FLE? Connaissez-vous des expériences didactiques en ce sens?

AXA Réinventons notre métier
by news-assurances

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enseigner avec le jeu

24 de Maig del 2008

J’ai enlevé le point d’interrogation pour mon titre parce que l’idée me semble tout à fait réalisable et pas une simple hypothèse, mais Le café pédagogique présente un dossier intéressant sous le mode interrogatif: enseigner avec le jeu? Le point de vue du sociologue interviewé tente d’apaiser trop l’enthousiasme, mais je ne suis pas d’accord avec cette prévention, cette peur, je dirais (”il faut appeler les pédagogues à la vigilance et se garder de sombrer dans la complaisance à leur égard”). Passons.

Par contre j’avais déjà été attirée par la thèse de Julian Alvarez sur le “jeu sérieux” qui ouvre cette réflexion sur les jeux en classe, ou plutôt sur l’esprit ludique de certaines immersions, simulations, jeux vidéos, etc.. en enseignement. La thèse tient compte des analyses de l’Université catholique de Louvain à propos de la pédagogie active. Vous savez, on implique les apprenants dans des projets qui ont un sens dans leur cursus académique, et dans lesquels ils sont confrontés à des situations concrètes, à des problèmes bien réels. Intéressantes réflexions sur la tradition scolaire française (on peut généraliser à d’autres) selon laquelle le jeu est opposé à l’effort et c’est l’effort qui est valorisé. Or, rien ne dit qu’une bonne simulation ne pose pas de défis, n’oblige pas à échafauder des hypothèses, à s’exercer. Il faudrait revoir un peu tout ça…
Le dossier nous présente de même un entretien avec Idriss Aberkane, mathématicien chercheur à Standford University, qui aplique des jeux vidéos dans ses cours. Des réflexions de haute volée à propos de notre cerveau et de sa façon d’apprendre: c’est le langage, la grammaire qui créent la pensée? Il n’est pas du tout d’accord.

Enseignement et jeu cependant seraient liés parce que le jeu sollicite la mémoire à long terme, parce qu’il permet de traiter beaucoup d’information sans fatigue, parce qu’il mobilise la motivation en forçant l’utilisateur à faire et à tester des hypothèses, parce qu’il fait appel à l’intuition, “qui est porteuse de plaisir et qu’il faut développer” (j’aime bien cette idée). Sans oublier finalement que le jeu vidéo repose sur l’action: “Notre cerveau est conçu pour l’action(…). Le sens du mouvement est essentiel à l’apprentissage et on peut avoir des performances remarquables quand on l’utilise pour l’enseignement”.

Je n’utilise pas encore des jeux vidéo, mais l’idée me tente. Pour l’instant j’essaye d’introduire mes élèves dans une perspective actionnelle, à travers de webquests, dans des simulations qui ont un rapport avec leur futur travail. Comme lorsque mes économistes rentrent dans le rôle d’entrepreneurs qui installent une entreprise innovante. Ou quand mes futurs diplômés en tourisme s’imaginent gérer leur hôtel en France. La part de jeu là-dedans est grande, l’appel à l’imagination et à la créativité aussi, même si a priori ces cours n’appartiennent pas à des filières où l’imagination est fortement requise. Mais nul doute, dans leurs évaluations des cours, les élèves soulignent le travail créatif et ludique, le plaisir qu’ils en tirent, et apprécient cet apport dans leur formation. Moi je trouve révolutionnaire: depuis quand le plaisir est à l’honneur en enseignement? Trop fort pour certaines sensibilités, cela remet en question pas mal d’idées reçues sur l’apprentissage…

actualisation 30/05/08: Je viens de voir la nouvelle bannière que Ludovia a créé pour le blog de Mario Asselin tout en s’inspirant de sa passion pour le serious gaming. Je la trouve géniale. Courageuse et géniale: “En même temps, apprendre et avoir du plaisir… c’est loin d’être suspect!”. Si ce n’est pas subversif ça, plaisir et apprentissage ensemble…

le blog de Lascaux

16 de Maig del 2008

http://vidberg.blog.lemonde.fr/2008/05/16/le-blog-de-lascaux/

L’actu en patates » Blog Archive » le blog de Lascaux via kwout

Martin Vidberg fête avec ce dessin la sortie de l’album “Le blog” scénarisé par Nemo7. Il s’agit d’un recueil de strips humoristiques qui traite du phénomène des blogs et dont vous pouvez lire quelques extraits à cette adresse. Si vous êtes restés sur votre faim jetez un coup d’œil par ici.

éprouvez-vous du plaisir à inventer?

11 de Maig del 2008

Comme l’artiste, comme le chercheur? Pour Philippe Meirieu, voilà l’un des principaux moteurs du prof innovant. Mais l’innovation pédagogique ne doit pas nous faire perdre de vue l’horizon, ni la bonne humeur. Il ne s’agit pas d’inventer pour inventer, mais d’être fidèle à la première loi de tout bon prof: se questionner, se creuser les méninges dans le but d’apprendre à voir, d’apprendre à fixer l’attention de nos élèves sur ce que nous voulons leur faire découvrir. C’est en se questionnant qu’on arrive à créer, à inventer, à produire du nouveau contenu. Comme profs on a le devoir de le faire, mais nous devrions aussi conduire nos élèves à inventer à leur tour. Sans se stresser, avec plaisir, et en ce sens les TICS deviennent une aide précieuse. Philippe Meirieu est un prof qui ne se déclare pas fan absolu de la technologie, mais quelqu’un aussi qui se refuse à voir les nouveaux médias comme le rouleau compresseur pour crétiniser les masses

Voici 5 minutes de bon sens pédagogique: Philippe Meirieu au Salon de l’éducation.

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le saviez-vous?

29 de Abril del 2008

Patric Giroux signale la version française de cette fameuse vidéo “Le saviez-vous?” (”Did you know?”) œuvre de la Vitrine technologique (NTIC.org). Intéressantes aussi les questions soulevées par les auteurs de cette version afin de continuer la réflexion sur le changement qui s’impose en formation:

  • Peut-on encore être un très bon enseignant sans avoir recours aux technologies?
  • Quelles sont les habiletés qui permettront aux étudiants d’affronter ce monde radicalement différent de celui que nous avons connu jusqu’à présent?
  • Quels seront nos besoins de formation en tant qu’enseignants?
  • À quoi devrions-nous nous engager pour aller de l’avant et quelles actions concrètes pourraient être posées dès maintenant?
  • Quelles sont les implications en ce qui a trait à l’équipement disponible et au soutien administratif?

Il faudrait vraiment commencer à répondre à ces interpellations. Moi au moins je me sens interpellée, quand quelqu’un, ancien élève à moi ou pas, affirme résigné que le passage en université ne lui a pas fait de mal, ni lui a appris quoi que ce soit d’important pour la vie (sic). Terrible de ne pas répondre à cette attente de leur part. Et dur aussi, des élèves qui traversent comme en scaphandre leurs études. Des élèves qui n’ont pas subi de conflit cognitif digne de secouer leurs connaissances préalables. Mais c’est surtout triste pour nous, les profs. C’est notre responsabilité, pas la leur. Il ne faudrait pas louper l’opportunité de nous rattraper que nous offrent les TIC. On est toujours à temps. Mais l’institution universitaire doit radicalement changer sa façon de faire. Notre boulot: essayer de trouver au moins une réponse tous les jours…

“Dadme un wiki y moveré el mundo”

25 de Abril del 2008

dijo Paco un rato antes de irse de romería.

No sé si el mundo se moverá, pero te pilla un día bueno y dirías que algo sí parece moverse en educación. Es cierto, un espléndido wiki el de Manolo Asensio, de Jerez de la Frontera. Objetivo: iniciar al profesorado en el uso cooperativo de los wikis. Podemos acceder a las realizaciones de los alumnos y a materiales sobre la propia creación y gestión de un wiki. Pero no sólo eso, también recursos sobre la web 2.0, los blogs, las cazas del tesoro, las webquest, y demás actividades interesantes en internet.

En cuanto a la comparación que hace de los wikis con la viagra, no se puede obviar el subidón que te puede pegar con un wiki, mucho ojo. Y como él dice, la viagra vale una pasta y los wikis son gratis. ;-)

les fotes d’ortografe (aïe…)

24 de Abril del 2008

http://nurdcartoon.blogspot.com/2008/04/fte.html

Le blog des bits - Pascal Jehanno - Nurdcartoon: Fôte via kwout

 

J’adore le blog des bits. Ce blog raconte la vie trépidante des bits de ton ordinateur. Les problèmes de compatibilité, les mises à jour chaotiques, les problèmes de mémoire, le charabia technologique, la vie de tous les jours, quoi… Ça me fait penser aux spermatozoïdes de Woody Allen qui discutaient en plein délire dans Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe… Dans ce cas-là on joue lucidement sur l’actualité de l’immigration en France et cette peur ancestrale des fautes, des photes ou des fôtes.

À ce propos, sous le titre je fait des photes d’ortograf, le web pédagogique nous conseille un autre blog pour nous dépanner en cas d’urgence.

 

greenpeace contra dove

24 de Abril del 2008

Una publicitat impactant de greenpeace amb ocasió del dia de la terra. Per a innocents com jo que es pensaven: però què bé que està la campanya de Dove! Primer va ser Evolution i desprès aquell spot amb slogan fantàstic, “Parla amb la teua filla abans que ho faça la indústria cosmètica”. Doncs potser que li explique a la meua filla també que aquests fabricants tan “enrotllats” i tan interessats en l’oli de palma s’estan carregant el bosc d’Indonesia, accelerant la destrucció d’espècies i el canvi climàtic. Algú hauria de parlar amb Dove abans que no siga massa tard. Un bon argument per deixar de fer servir potingues sofisticades, per més enrotllades que semblen…

via fubiz

actualització 3/6/08: sembla que la campanya haja fet el seu efecte,  Dove s’ha vist forçat a reunir-se amb Greenpeace per analitzar el tema i trobar solucions.

ReadTheWords: de l’écrit à l’oral sur le Web

21 de Abril del 2008

 

On pouvait déjà travailler en classe de langue étrangère avec les voix de synthèse en ligne comme acapela, Kali, at&t, France Télécom, loquendo. Ou bien télécharger et faire enregistrer la voix des élèves avec Audacity, par exemple. Ce nouvel outil en ligne ReadTheWords peut nous rendre d’autres services. On nous transforme  n’importe quel texte en un document audio mais en plus on nous génère le fichier mp3 et les étiquettes correspondantes pour insérer un lecteur de ce fichier sur une page web.

Quel est l’avantage en classe de FLE? Lorsqu’on demande par exemple aux élèves de produire un texte, un dialogue, puis de le lire, ou de le représenter, ils peuvent avoir besoin de l’écouter de nombreuses fois en autonomie. S’ils travaillent sur un wiki ou un blog ils peuvent même incruster ce fichier à côté du texte produit pour répéter plus aisément leur performance orale. On peut de même ajuster la vitesse de lecture, détail intéressant pour l’apprentissage des langues en général.

Mais on peut le faire servir aussi pour lire toute sorte de textes, Word, PDF, un document HTML, ou des feeds RSS, à écouter après sur l’odinateur ou sur un reproducteur. Malgré le côté orthopédique des voix de synthèse donc, malgré quelques problèmes au début avec la langue française, je crois qu’on est sur la bonne voie. D’autres services semblables suivront sans doute…

 

pour se marrer un peu en entreprise

20 de Abril del 2008

Le Journal du Net présente un reportage rigolo sur le jargon du monde de l’entreprise version sous-titrée. “Pas toujours facile de maîtriser le vocabulaire des cadres. Pour vous aider, retrouvez Kevin, Steven, Sandy et bien d’autres dans une journée type en entreprise.” Nous suivons donc ces personnages dans des situations telles que la pause café, ou comment des rumeurs incroyables se propagent dans l’entreprise; la réunion stratégique, lorsque annoncer une mauvaise nouvelle nécessite d’utiliser les bons mots; l’entretien d’évaluation, il faudra repasser pour l’augmentation… ; les confidences entre collègues, après l’effort, le réconfort; et les histoires d’ascenseur, le team-building, quelle belle invention!

Sur leur espace détente, même journal, ne ratez pas les 12 gadgets délirants pour s’amuser au bureau: un lance-missiles, un cahier anti-ennui, une poupée vaudou spéciale entreprise… Les idées farfelues ne manquent pas pour introduire une touche d’humour au travail. Voici une sélection d’objets… à utiliser avec modération.

Oui, oui, je sais, ce n’est pas sérieux, c’est pour ça que j’aime. Comme les BD que l’on peut y découvrir. J’ai bien aimé le Petit manuel de survie au travail, dans la même philosophie de Corinne Maier et son Bonjour Paresse, de l’art et de la nécessité d’en faire le moins possible en entreprise. “Travailler, ce n’est déjà pas drôle, mais si en plus cela doit tourner au cauchemar que faire?” Les situations sont variées: les yeux qui clignent, la tête qui tombe toute seule, un ronflement étouffé… Et si on sortait de cette réunion interminable?; comment dormir… sans se faire remarquer? Beaucoup ont essayé, peu ont réussi. Dormir au bureau est l’esquive ultime pour éviter tous les ennuis professionnels…; comment survivre à un voyage d’affaire d’enfer; comment survivre à une liaison… sur le lieu de travail.

Pour finir, géniales les vignettes de Gabs et son spécial Entretien individuel, je me marre.

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